
S'il existe plusieurs écritures au nom de: Palhas, Palhasse, Pailhas, Paillasse, etc...Je ne retiens que celle de: Pailhasse pour plus de clarté dans les pages suivantes.
De même, si certains considèrent que "Pailhasse" n'est pas une écriture correcte (en phonétique "péjas"), cela donne une certaine identité au terme.
D'ailleur, le nom de famille PAILHAS se prononce pa-illas et non pas pé-illas
Il reste admis une écriture "exacte" en français: Paillas(se) et en occitan littéraire: Palhas(se).
De même, n'étant pas un spécialiste en occitan ou en latin, les textes ou noms sont retranscrits tels qu'ils ont été édités à l'origine.

Pourquoi un nouveau site sur les Pailhasses? Je ne suis ni ethnologue, ni historien, je ne fait aucune étude sur le sujet, je n'ai aucun produit dérivé à vendre, je suis juste un simple cournonterralais participant aux Pailhasses depuis 1979.
Le site Pailhasses.com est né du fait que je voulais illustrer le texte de "La véritable origine..." et, devant les anomalies et les incohérences de l'histoire, j'ai décidé d'approfondir le sujet.
Bien que je participe depuis 30 ans, je connaissais peu de choses sur le véritable passé des Pailhasses.
Les "ont-dit", les "j'ai ma vérité", les journalistes et autres ethnologues ou théoriciens qui reviennent chaque année nous distiller
leurs commentaires inutiles et autres inepties (et qui, au passage, n'hésitent pas à piller le site). Moi, même si je ne suis pas le mieux placé pour être le plus qualifié ou le plus objectif, je ne m'appuie que sur les seules et rares archives, illustrations et écrits existants.
Ce n'est pas pour-autant qu'il fasse tout révéler, une bonne part de mystère contribue plus à la "légende" que n'importe-quel texte. C'est pour cela que la suite ne comporte que quelques bribes historiques.
Il y a la vérité historique, l'interprétation que l'on en fait et ce à quoi l'on voudrait croire.
Excepté quelques dépôts de plainte, délibérés communaux, récits partiellements légendaires, peu de documents écrits font état des Pailhasses.
Le texte de "La véritable origine des Pailhasses" n'est qu'une réécriture, par un félibre local (1962/93) d'un des nombreux textes de Pompilius BASTIDE de CLAUSEL "félibre de l'OULIEU" (entre 1895 et 1898).
Texte inspiré, d'après Bastide, d'archives communales. Archives hypothétiques que, jusqu'à aujourd'hui, Bastide est le seul et unique, à avoir vu! En fait de nombreuses références lui ont servi pour écrire ce texte:
Consulat de A. GERMAIN, affaire des bois de Cournonterral, Carnaval niçois, traditions carnavalesques, etc...
Seules les dernières lignes diffèrent du texte original.
A l'époque ou Bastide a voulu faire publier son texte (dans le journal "Le petit méridionnal"), l'article a été refusé par la secrétaire du-dit journal. Celle-ci y voyant un plaidoyer à la réélection de Bastide à la tête de la mairie.
L'histoire présentait trop de similitudes avec les évènements du moment ou du proche passé de l'époque. Paul REDONNEL, un autre érudit de Cournonterral écrivait dans le journal "la Plume" de Février 1899 (à propos d'essais sur l'origine des Pailhasses de Bastide):
"L'imagination de poète de mon ami Bastide de Clausel a créé une légende jolie et digne d'être vraie. Il est possible que dans quelques années la fable récente pénètre la légende ancienne.
Nos neveux en démèleront ce qu'ils pourront."
Ce texte a également servit de prétexte à la création du groupe carnavalesque (15 Décembre 1962):
"Il est fondé à Cournonterral le club des festivités, réjouissances et maintient de nos saines traditions datant de l'an de grâce 1346, sous le vocable de groupe carnavalesque: les Pailhasses"
Registre des déclarations des associations 4247G (groupe dissout puis reformé en 1975).
Groupe remplaçant définitivement les "Carnavalatchaïres" (voir plus bas).
Cournonterral a connu, depuis que les archives relèvent les faits, une histoire agitée retranscrite, en grande partie, dans le "Consulat de Cournonterral" de A. GERMAIN et également relatée dans le livre "Entre Coulazou et Mosson, dix villages, dix visages" de L. Sécondy, X. Azéma, P. et A. Carles.
Proportionnellement au 14eme siècle, au nombre d'habitants, Aumelas était aussi petit, si ce n'est moins, comparé à Cournonterral qu'aujourd'hui, et entretennait de bons termes avec les habitants du village, étant sur le chemin de la transhumance.
Aumelas était un petit château servit par des maseliers et non une place forte comme l'était Cournonterral. Aucun conflit significatif n'a été relevé entre Cournonterral et Aumelas.
Les gros conflits relevés au fil de l'histoire sont au dépends de Cournonsec, Pignan et envers les différents seigneurs de Cournonterral.
La tradition des Pailhasses, fête hautement symbolique, peut tirer son origine profonde dans diverses sources païennes du moyen-âge, elles mêmes issues de fêtes romaines (Bacchanales, Saturnales et Lupercales).
De nombreux ethnologues, historiens ou philosophes se sont penchés sur le coté social du sujet, trop rarement sur le coté historique.
Les seules certitudes que l'on peut avoir sur les Pailhasses, c'est qu'ils ne sont pas nés spontanément au 14eme siècle mais que leur origine est bien plus profonde et plus ancienne que cela.
Qu'elle n'est pas liée a un seul évènement historique particulier mais a tous les faits et évènements qui ont jalonnés l'histoire de la commune et de ses habitants au travers des siècles.

Une légende précédait "La véritable origine des Pailhasses" et était d'usage jusqu'au début du 20eme siècle (rapport au conflit entre le bayle
et les bourgeois de Cournonterral sur les terres de fertalhières (1339) ou affaire des bois de cournonterral (1786)).
En des temps anciens, le seigneur de Cournonterral avait interdit que l'on coupe du bois dans les forêts communales et que l'on même paitre les troupeaux dans les garrigues.
Ces terres, disait t'il, lui appartenaient.
Tout contrevenant subissait un chatiment sévère et exemplaire.
Le peuple, au comble de l'exaspération se révolta.
Malgré la résistance d'une milice forte, il prit d'assaut le château où résidait son suzerain et l'obligea à revenir sur sa décision, jugée arbitraire et contraire à la pratique coutumière.
Pour féter cette victoire des petites gens sur l'autorité féodale, on institua la tradition des Pailhasses.
D'autres récits font référence à une révolte de la population contre l'imposition contraignate à laquelle elle était soumise (dont plusieurs essais de Bastide).
Quelques écrits font référence au cortége précédent les Pailhasses.
Le jour des cendres, une coutume locale, souvenir du moyen-âge, commandait au peuple de se rendre travesti sur la plus grande place publique du village pour s'y réjouir.
Les chars enguirlandés, des arquebusiers, des frondeurs, précédés ou suivis de batonnistes ou pailhasses, symbolisaient la défense locale contre toutes atteintes à la charte consulaire et aux libertés communales.
Ouvrant la marche, le plus bel homme de la localité costumé en pailhasse.
Les jeunes gens de 15 à 20 ans accoutrés selon l'originalité de chacun...
Le char des frondeurs,
Pailhas à cheval,
Les Pailhasses à pied,
Le char des consuls,
Le char de Guillaume de Cournon,
Le char des prisonniers,
Le char de la victoire,
Le char de la liberté.
...Superbe cavalcade, qui depuis près de 2 siècles a dégénéré de plus en plus pour faire place aux amusements actuels chaque année plus décadents. (Bastide de l'Oulieu)
Descriptif de Paul REDONNEL citant son grand-père relatant le déroulement de la fête à la fin du 18eme siècle (provincialisme la Plume Février 1899).
On dépouillais littéralement ceux qui étaient désignés spécialement pour jouer ce rôle ou plutôt qui acceptaient cet emploi; on ne leur laissé que leurs caleçons et leurs chaussures.
On trouait préalablement le cul d'un sac et on pratiquait deux fentes sur les cotés. Les futurs bacchus passaient la tête dans le trou et enfilaient les deux bras dans chacune des fentes.
On bourrait de paille l'espace qui restait entre la peau nue du torse et la toile du sac, devant et derrière, et surtout sur les épaules dans les pointes.
Finalement, une ceinture maintenait le tout. On barbouillait de lie de vin les panses circonférentes des patients, on les hissait sur un âne,
et la promenade à travers les rues commencait.
Les Bacchus se rencontraient, se saluaient, buvaient toutes sortes de vins et mangeaient toutes sortes de friandises que nul ne pouvait leurs refuser.
Les plus belles filles et les plus accortes femmes, légères et court vétues d'une tunique de lin, les entouraient, les fêtaient, les agacaient;
celle-ci lui tendait un verre, cell-là lui tenait le coude; une autre lui essuyait les lèvres.
Des danses s'organisaient que je n'affirmerais point décentes selon la morale bourgeoise; mais personne ne s'en scandalisait parce que celui à qui ce spectacle
ne plaisait pas devait rester chez lui.
Bientôt les Bacchus ne se contentèrent point du rôle un peu passif qu'ils jouaient, et descendirent de leur âne pour se méler aux danses et embrasser les filles.
Et non seulement ils baisèrent et lutinèrent celles qui étaient du jeu, mais encore celles qui venaient en spectatrices: d'où fuite de celle-ci et
poursuite des Bacchus. Elles se réfugiaient où elles pouvaient, qui, dans l'embrasure des portes, qui, dans les coins les plus sombres;
beaucoup regagnaient leur demeure; atteintes par les Bacchus, les épeurées donnaient facilement raison à leur ennemi. Et
je ne dis pas que souvent, par suite de l'élan, homme et femme ne roulaient point sur le sol.
Ces embrassades devaient subir une évolution. La jalousie des amants se réveilla. Le jeu, tout en restant le même, prit, selon nous, une forme hypocrite:
les bacchus mirent un masque. Et ce masque taillé dans une peau de chat, trouée à la place des yeux, tombait sur la panse de devant.
Alors, l'aspect devint repoussant. l'homme n'avait rien d'humain: l'animalité d'une forme déjà bizarre fut compléte,
le masque ayant nécessité l'usage d'un couvre-chef qui fut bicorne, conique et souvent phallique; au surplus on piqua des plumes dans
les pointes dressées des sacs, et le dieu ainsi accoutrés, comme l'est aujourd'hui le Bacchus qu'on appelle modernement le paillasse,
est plus terrifiant que tel cannibale disposé à vous mettre devant le brasier.
La couleur de pure antiquité a disparu de ce fait, et par surcroit le jeu est devenu vilain; car la fange et la boue on remplacé la lie de vin
rouge ou blanc; la lie fleurait la violette et symbolisait si magnifiquement la Vie.
Maintenant, quand le pouvoir central, par la personne du préfet du département, oppose son véto à la célébration des Pailhasses,
tout le village, hommes et femmes, jeunes et vieux, grands et petits, se déguise, et seuls messieurs les gendarmes ne sont pas à la noce.
Les pagans veulent être maitres de prendre leur plaisir comme il leur plait.
Et du moment qu'ils ne gênent personne et ne porte préjudice à aucun, j'estime que les pagans ont raison.

Excepté quelques dépots de plaintes, quelques délibérés communaux et quelques écrits (à interpréter) de félibres, trés peu de textes concernants les Pailhasses nous sont parvenu.
Durant des siècles, les écrits étaient, principalement, tenus par les religieux et les notables; gens, pour qui une tradition païenne telle que celle des Pailhasses était plutôt génante,
pour une question religieuse et/ou par manque de contrôle sur l'évènement, le "meilleur" moyen pour l'éradiquer est l'oubli. La tradition, comme beaucoup d'autres,
se transmet de génération en génération de manière orale, l'on fait dire ce que l'on veut aux mots. Les gens d'église ont légiférés pour que, à défaut de pouvoir l'interdire, la fête soit déplacée au jour des Cendres pour assimiler cette "mascarade" à un jour religieux.
D'autant plus que les Pailhasses ne se sont pas toujours appelés comme cela ou du moins, n'étaient pas cités par ce nom. On retrouve les appelations de: Satyres, Bacchus, Païens, Pagans (de paganisme) ou encore Empalhats (les empaillés)...
Appélations qui, pour beaucoup d'entre-elles, rappellent tout de même une origine païenne, c'est à dire antérieure à la religion chrétienne.
Pour exemple: dans "les lettres à son neveu le chevalier de saint Castor" l'abbé FAVRE (18eme siècle) s'attaque violemment à la tradition en comparant les Pailhasses à des Satyres et les femmes participantes à des Furyes.
L'on retrouve des traces de fêtes similaires dans tout le térritoire occupé par l'empire romain dont beaucoup ont subitement disparues au 6eme puis au 16eme siècle par interdiction papale.
Aprés le 16eme siècle, certaines de ces traditions ont quand-même survécu mais ont subit un grand changement dans leur déroulement. Seuls, les Pailhasses semblent avoir échappé à cette "mutation" obligée
pour être parvenus jusqu'a nous, aujourd'hui, sous une forme très semblable à ce qu'elle devait être avant le 16eme siècle.
Nombreuses traditions ont continué à évoluer de manières plus "sage" et il a fallu d'un village de "Gaulois", comme ceux de Cournonterral, pour que la tradition persiste et se perpétue de cette manière unique.
Arrété du maire PARGUEL: Arrété du 24 Décembre 1903 interdisant les manifestations licencieuses et pose les limites temporelles et territoriales de la fête,
(ré)introduction de la lie-de-vin et interdiction d'emploi d'instruments propres à bien asperger les participants (seringues, sceaux).
C'est à la suite de cet arrété qu'a été écrit, par les contestataires, le chant figurant sur la page d'introduction.
09 Février 1905 Aprés avoir contester l'arrété de Parguel, le nouveau maire Bastide le ratifie.
Dépot de plainte: La liberté du citoyen, le respect de la famille ont été violés.
Des hommes, des femmes même se rendants à la campagne ont été l'objet d'attaques et d'insultes de la part de certains Pailhasses.
L'un d'entre eux à oublié le respect que méritent toutes femmes âgées.
Des citoyens honorables, dont un surtout, a rendu des services à son pays, ont été chansonné publiquement dans des termes que la morale réprouve. je passe sous silence d'autres faits.
Déclaration de Bastide du 09 Février 1905 (registre des délibérations communales); Jadis, les Pailhasses étaient pénétrés de sentiment de fiérté locale,
de responsabilités morales et libertaires, et la foule qui les suivait et les acclamait, se plaisait à admirer leur séduisante désinvolture sous un accoutrement quasi-majestueux.
Avant 1914, plusieurs groupes s'occupent de l'organisation de la fêtes: les CARNAVALATCHAIRES. Les organisateurs étaient, également, les participants et non pas un groupe "extérieur"
comme l'est aujourd'hui le groupe carnavalesque. Les Carnavalatchaïres préparaient Carnaval, le(s) mannequin(s) de paille, la ou les chansons, les danses, etc...
Etants eux-mêmes les futurs Blancs et Pailhasses, ils étaient plus concernés par les évènements.
La moyenne d'âge des participants était de 16 à 18 ans pour les Blancs et de 21 à 35 ans pour les Pailhasses; un "bon" Pailhasse a plus de 30 ans.
Plusieurs carnavals pouvaient être organisés à l'initiative de groupes opposés politiquement. Chacun son char pour le Sac (Fougasset), son propre mannequin brulé devant son propre café...
La taillole rouge, portée par les Blancs date de cette époque là, taillole portée uniquement par les jeunes de plus de 17 ans.
Les participants étaient tous originaires de Cournonterral ou, alors, installé au village depuis, au moins, trois générations.
Les Pailhasses n'ont jamais été une épreuve d'intégration pour les nouveaux arrivants comme peuvent le laisser penser certains. Les nouveaux arrivants intégrés peuvent participer, en Blancs.
La guerre de 1914/18 marque un arrêt des festivités, l'on dénombre pour le village pas moins de 60 morts ou portés disparus.
Après ces 4 années de guerre, les conscrits unis (au nombre d'une vingtaine) monopolisent l'organisation de la fête jusqu'en 1962 ce qui met un terme aux discenssions d'avant-guerre
1939/45 Second coup d'arrét des festivités.
15 Décembre 1962: Création du groupe carnavalesque chargé de l'organisation et de l'encadrement de la fête
Des origines païennes à aujourd'hui, les Pailhasses ont démontrés qu'ils sont partie intègre
d'une fête bien vivante qui a évoluée et a été influencée par tous les évènements qui ont jalonnés l'histoire mouvementée de Cournonterral et de ses habitants.
Les habits qui ont évolués avec leurs époques, l'introduction des Blancs à la fin du 19eme siècle, la mixture et la lie-de-vin, les comportes et les bennes...
D'année en année les choses évoluent inéluctablement, rien ne sera plus jamais "comme avant".
Alors, pour les Pailhasses et les Blancs, faisont en sorte que la fête perdure et que les choses continuent à évoluer intelligement.
-Archives - Mairie de Cournonterral.
-Jacques DURAND "Quand passent les Pailhasses" connaissances du pays d'Oc n°20 Juillet/Aoùt 1976.
-A. GERMAIN "Le consulat de Cournonterral" 1855.
-Répertoire des parchemins et archives communales de Cournonterral 1969.
-Paul REDONNEL "Carnaval, us et coutumes" la Plume Février 1899.
-Claude MOUNOUD "La fête des Pailhasses à Cournonterral" thèse du 3eme cycle 1971.
-Pierre VIAL "Les pailhasses à Cournonterral" mémoire pour l'obtention de la maitrise d'ethnologie 1978.
-L. SECONDY, X. AZEMA, P. et A. CARLES "Entre Coulazou et Mosson, 10 villages, 10 visages".
-Charles CAMBEROQUES "Les Paillasses".
-Archives départementales de l'Hérault.
-Abbé Jean-Baptiste FAVRE "les lettres à son neveu le chevalier de saint Castor"
-L. SECONDY et le GRAC "Entre vignes et garrigues" journal communal.
-Et encore beaucoup d'autres dépliants, illustrations, photos, journaux et papiers volants que je n'ai pas fini d'étudier...
Et pour les sceptiques qui restent encore persuadés que les Pailhasses ne sont pas plus vieux de 100 ans...

Nous Maire de la commune de Cournonterral
Chevalier de la légion d'honneur
Vu les lois du 16-24 Aout 1790
Vu les lois du 18 Juillet 1837
Voulant prévenir tout accident et tout désordre pendant les
divertissement de carnaval.
arrétons
1° Toutes personne masquée, déguisée ou travestie ne pourra porter
ni armes, ni batons.
2° Aucun individu ne devra prendre des déguisements qui seraient de
nature à troubler l'ordre public ou à blesser en aucune manière la
décence ou les moeurs, ni porter aucun insigne ou costume appartenant
au ministre des cultes reconnus par l'état.
3° Il est défendu à toutes personnes masquées, déguisées ou travesties et tous
autres individus d'insulter qui que ce soit de s'introduire dans les boutiques et
les maisons sous peine d'etre poursuivies conformément aux lois.
4° Personne ne pourra paraitre sous le masque après six heure du soir.
5° Il est expressement défendu à tout individu de paraitre pendant le
carnaval et principalement le Mercredi des Cendres dans les rues de
Cournonterral et sur les places publiques habillé en PAILLASSE; les
contrevenans à cette défense seront arrétés et conduits devant qui
de droit, sans préjudice des poursuites à exercer devant les tribunaux
tant contre eux que contre les peres et meres et autres civilement
responsables devant la loi.
Cournonterral le six Février 1863
Le Maire
Ferrière
Source: Archives - Mairie de Cournonterral
Les archives ne disent pas ce qu'il s'est passé à la suite de cet arrété qui n'est ni le premier, ni le dernier de l'histoire...
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